AVENT EN FAMILLE 2020 : 1er dimanche.

 En lien avec la paroisse de Magny en Vexin et le diocèse de Pontoise, voici une proposition pour suivre le temps de l’Avent en famille.Chaque dimanche une proposition sera mise en ligne. 

Attendre Noël en famille, vivre cette attente dans la joie et l’espérance, c’est possible ! Chaque semaine, suivez l’histoire de Daniel, le petit berger, vivez un temps de partage et de méditation avec une prière et un chant, réalisez votre « boîte de Noël »… Premier dimanche de l’Avent : la confiance !

L’Avent est une période importante, pour nous chrétiens, puisqu’elle nous prépare à Noël. Cette grande fête où nous célébrons la présence vivante de Jésus parmi nous, Dieu fait homme au sein de notre humanité. Nous aurons bien besoin de quatre semaines pour disposer nos cœurs à vivre pleinement cette venue extraordinaire. Vivons cette attente, comme des veilleurs, dans la joie et l’espérance.  

Pour vous aider à entrer, en famille, dans cette démarche de disposition intérieure, le service de la catéchèse de l’enfance vous propose chaque semaine : 

► « Le petit berger et les quatre bougies » : un conte « fil rouge », déployé sur les quatre semaines, qui nous invite à accueillir le Christ, lumière pour nos vies et le monde, et ainsi être plus unis à nos frères.  
► Un « talent » mis en valeur à travers ce conte, mais aussi par une méditation, une prière, un chant…
► La réalisation de la « boite de Noël »
 qui propose de concrétiser le message de Noël : partager avec amour et propager la joie. À Noël, Dieu nous montre son visage en Jésus et en chaque personne. Noël nous offre l’occasion de découvrir le visage de Dieu dans chaque personne que je rencontre, qui vit près de chez moi. Cette boite pourra ainsi être offerte à une personne seule, isolée que nous connaissons. Nous pouvons aussi nous rapprocher des prêtres de notre paroisse, d’associations pour faire ce cadeau à une personne en maison de retraite ou en Ehpad…

1er dimanche de l’Avent, dimanche 29 novembre 
La confiance

► SE METTRE EN PRÉSENCE DU SEIGNEUR

Seigneur, 
En ce temps de l’Avent, je veux me préparer à t’accueillir. 
Aide-moi à marcher dans la joie et la confiance 
Sur le chemin qui mène jusqu’à toi. 
Inspire-moi les gestes de partage, de pardon et de paix 
Pour annoncer autour de moi 
La Bonne Nouvelle de ta venue parmi les hommes. 
Amen 

► LE CONTE, À LIRE EN FAMILLE

Ce conte est adapté du livre «Les quatre bougies du petit berger» (Ed. Nord-Sud) et du livret «Mes amis, écoutez, la nouvelle».

L’histoire se déroule à Bethléem, en Judée, une bourgade située près de Jérusalem.  La campagne environnante est particulièrement calme.  Jour et nuit sur les collines, des bergers veillent à la garde de leurs troupeaux.  

Depuis quelques jours, ils sont tout de même un peu troublés par l’afflux de voyageurs, qui sillonnent les chemins et qui viennent se faire inscrire sur un parchemin tenu à jour par le scribe du village. La raison est simple : l’empereur César Auguste veut connaître le nombre de ses sujets ; il a donné l’ordre suivant : tous les chefs de famille iront se faire inscrire dans leur ville d’origine, avec leurs femmes et leurs enfants. 

Parmi la foule, Joseph et Marie voyagent sans être remarqués. Marie est enceinte ; elle va bientôt accoucher. En arrivant à Bethléem, Joseph et Marie connaissent des moments difficiles. Toute la journée, ils cherchent un abri. En vain. Au soir tombant, ils entrent dans une étable vide et s’estiment heureux de trouver de la paille et du silence pour se reposer. Peu de temps après leur arrivée, Marie met au monde son enfant, un garçon, le Fils premier-né. Elle l’enveloppe de langes et le couche dans une mangeoire. 

Les bergers ne s’intéressent guère au recensement : ils ont déjà bien assez à compter leurs moutons. Sous les étoiles, ils se contentent d’un léger sommeil. Une belle nuit sans nuage, les voilà réveillés par un être extraordinaire qui vient à leur rencontre. Une lumière éblouissante les enveloppe soudain. Effrayés, ils n’ont même pas la force de s’enfuir. Le messager leur dit : « N’ayez pas peur ! C’est une bonne nouvelle que je viens vous annoncer, une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui, un sauveur est né pour vous, c’est lui le messie que vous attendez. Allez le voir ! Vous le reconnaîtrez à ce signe : le nouveau-né est couché dans une mangeoire.» 

Et soudain dans le ciel, une foule immense se met à chanter les louanges de Dieu : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux  et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! » 

– Je me demande ce que je pourrais bien lui offrir à ce nouveau-né ? Le premier moment de surprise passé, les bergers se demandent s’ils n’ont pas rêvé. Comment ? Le Sauveur est né ? Ici ? Est-ce possible ? Il faut aller le voir ! Moi, j’emporte une couverture de laine ! Ce sera mon cadeau pour le sauveur ! Moi, j’offrirai la plus belle flûte que j’aie jamais construite de mes mains. Moi, je lui ferai cadeau de ce savoureux fromage ! Moi, de ce lait de brebis ! Moi, de mon bâton de berger ! Moi, de ce petit agneau nouveau-né ! Chacun prépare en hâte son cadeau, persuadé qu’il fera honneur à ce sauveur qui leur tombe du ciel. Chacun, sauf Daniel.

– Mais tu n’y penses pas ! Tu es bien trop petit pour aller jusqu’à Bethléem. Tu vas nous retarder. Et puis de toute façon, il faut que quelqu’un reste ici pour garder le troupeau. 
C’est ainsi que Daniel regarda tristement ses camarades partir tout joyeux vers la crèche. Il aurait tant aimé s’y rendre lui aussi. Il confia son chagrin à son meilleur ami, un petit agneau qui s’appelait Noiraud. Il le prit dans ses bras, s’assit sous un figuier et s’assoupit… 

Quand Daniel se réveilla, l’agneau n’était plus dans ses bras. Il bondit, appela : « Noiraud… Noiraud !» Il le chercha partout, mais il ne le trouva nulle part. L’agneau avait bel et bien disparu. Alors, inquiet, le petit Daniel partit à la recherche de son mouton.  Daniel cherchait depuis longtemps déjà, sans succès ! La flamme de sa lanterne s’était éteinte si bien qu’il ne savait plus très bien où il se trouvait. 

– Qui va là ? 
Un homme très grand se dressa devant Daniel. 
– Bonjour, Monsieur, je suis content de rencontrer quelqu’un. J’ai un peu peur dans tout ce noir. 
– Je ne te fais pas peur ? s’étonna l’homme qui était un voleur. 
– Non, peut-être pourriez-vous m’aider ? 
– T’aider ? dit l’homme de plus en plus étonné. 
– Oui, j’ai perdu mon petit mouton. 
– Ton mouton ? J’en ai vu un dans le champ derrière la colline. N’est-ce pas un petit mouton noir ? 
– Oui, ça ne peut être que lui ! Oh merci, Monsieur, s’écria Daniel en sautant au cou du voleur. Maintenant il faut vite que je parte. 
– Attends ! Tu vas te rompre le cou à marcher comme cela dans le noir. Prends cette bougie. 

Pour le voleur, cette brève rencontre avait été comme une lueur dans les ténèbres. La naïveté et la tendresse du petit berger l’avaient ému. Et puis, c’était la première fois qu’on lui faisait confiance…

La suite du conte sera dévoilée la semaine prochaine et les suivantes jusqu’à Noël. En attendant, repensons à l’attitude de Daniel tout au long de ce récit…

 

► TEMPS DE MÉDITATION

Ce dimanche, Jésus nous dit “veillez” (Evangile du 29 novembre). Veiller non seulement sur ce qui m’est confié mais aussi sur tout ce qui se passe autour de moi, et notamment à travers les personnes que je rencontre. A ce propos que fait Daniel ?  

Daniel a besoin d’aide pour retrouver son mouton auquel il tient beaucoup.  Il fait confiance à la personne rencontrée sur son chemin. Elle est comme une lumière sur sa route. 

Et moi, dans mon quotidien, est-ce que je fais confiance aux autres. Qu’est-ce que cela m’apporte ? De la joie ?…

Cette semaine, je fais attention à ceux que je suis amené à rencontrer, je vais leur faire confiance.  De façon concrète, je vais oser leur parler car je sais qu’ils ne trahiront pas ma parole, leur prêter un objet, leur demander de l’aide ou un service… 

 

► CHANTER, C’EST PRIER DEUX FOIS !

Au préalable, avoir allumé la 1ère bougie de la couronne de l’Avent et mis devant un petit écriteau « confiance ». Cette couronne nous rappelle notre chemin vers Jésus, lumière de nos vies. En allumant une nouvelle bougie chaque dimanche, nos cœurs veillent pour le grand jour : Jésus va bientôt naître. 

Voici quelques tutos pour en confectionner une :  

– couronne via le site du diocèse de Paris avec explications 
– couronne en pâte à sel 
– couronne en papier (mais il ne faut oublier de positionner autour de la couronne, 4 bougies en faisant attention qu’elles ne soient pas trop proches de la couronne)
– couronne classique 
– autre idée donnée par Magnificat Junior 

Pour chanter ensemble : 

– Aujourd’hui s’est levée une lumière (les paroles se trouvent sous la vidéo)
– Allume une lumière dans mes yeux (les paroles ne sont pas visibles)

 

► LA BOITE DE NOËL

Elle sera un beau cadeau à offrir à une personne que j’ai peut-être tendance à oublier. Choisir une boite en carton ou en métal qui ferme, type boite à chaussure, et que je décore. 

Cette semaine, y mettre un photophore avec une petite bougie. 

Pour faire un photophore : prendre un pot en verre (pot de crème, pot de yaourt…) et le décorer avec de la peinture, des marqueurs, des gommettes, en y collant des motifs de serviette en papier… Mettre dans le photophore, une petite bougie, type chauffe-plat. 

A la semaine prochaine !

L’équipe diocésaine de la catéchèse de l’enfance 

Le texte en PDF : Catholique 95 – Vivre l’Avent en famille #1